De nombreux voyageurs, animés par des intentions généreuses, souhaitent s’engager et avoir un impact positif pendant leur voyage “responsable”. Malheureusement on peut vite se retrouver, sans le savoir, impliqués dans des activités aux effets parfois contre-productifs.
Né en 1960, le volontariat international représente une démarche citoyenne permettant aux jeunes adultes de s’engager dans des missions humanitaires en faveur des pays en voie de développement. Le volontariat responsable vise à agir par solidarité auprès des personnes les plus défavorisées.
Les motivations sont souvent liées au souhait de découvrir un pays sous un angle différent et la volonté d'ajouter une dimension éco responsable à son voyage. Cependant, il existe aujourd'hui une version dénaturée de cet engagement : le « volontourisme ».
Cette contraction de « volontariat » et « tourisme » désigne les offres de « voyage solidaire » proposées par des organismes à but lucratif. Certaines malheureusement ont flairé le “marché à prendre” et opèrent dans une logique purement commerciale, exploitant le désir d'engagement des voyageurs à “être utile” et de rencontres authentiques avec les communautés locales.
En effet, si beaucoup aspirent à faire plus que simplement voyager, de nombreux voyageurs ne sont pas suffisamment sensibilisés aux problématiques et effets néfastes que peuvent engendrer le volontourisme.
Le volontourisme est devenu un véritable business avec des coûts souvent très élevés. De plus, la transparence sur l'utilisation des fonds n'est pas toujours garantie.
De nombreux projets sont conçus dans une optique purement marchande. On assiste à une marchandisation du volontariat* : phénomène de dévoiement consistant à vendre des "missions de volontariat" qui ne contribuent pas à l'intérêt général mais génèrent des profits, et qui va à l'encontre des principes de qualité et d'éthique du volontariat.
Le volontourisme participe aussi au dérèglement de l’économie locale, puisqu'il est proposé de nombreuses activités aux voyageurs (construction, cours d’anglais, travaux agricoles…) qui pourraient être exercés par des locaux, en échange d’une rémunération ou d’une formation afin de leur permettre d’acquérir des compétences.
« Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson » - Confucius.
Il est important de souligner que les voyageurs, même animés des meilleures intentions, ne disposent pas toujours des compétences ou de formations nécessaires pour apporter une aide efficace et durable aux communautés locales.
Malheureusement, certains projets sont mis en place sans évaluation approfondie des besoins réels, souvent dictés par des tendances éphémères : “Allez, construisons des toilettes sèches ou retapons une école au Maroc tout en donnant des cours de langue aux enfants…” . Ces situations, bien que navrantes, soulignent l'importance d'une approche plus réfléchie et d'un accompagnement sur le long terme.
Il arrive souvent que des villages se retrouvent avec plusieurs constructions de puits défaillants, sans personne pour les entretenir ou les réparer, ou des panneaux solaires pour un congélateur sans batterie… Les enfants eux apprennent sans méthode et s'attachent aux volontaires de passage créant des troubles de comportement et une vision faussée du monde occidental.
C’est balo et affligeant vous en conviendrez ! Mais cela reflète une triste réalité du terrain.
Ce système finit par duper à la fois les voyageurs et les populations locales. C’est pourquoi, depuis 2020 afin de lutter contre ces dérives, la plateforme France Volontaires a lancé un cycle d’ateliers et de sensibilisation en accord avec les pouvoirs publics. Le but est de parvenir à mieux sensibiliser les voyageurs sur le sujet ainsi que d’outiller les acteurs du secteur pour un volontariat responsable et de qualité.
L’humanitaire est un domaine complexe, qui requiert l’implication de structures institutionnelles internationales et ayant de véritables compétences dans des domaines d’intervention précis avec des missions qui durent entre 6 mois et 4 ans, période nécessaire pour inscrire les actions dans la durée.
On ne s'improvise pas médecin, ingénieur ou agriculteur pendant ses vacances. Cela semble évident, n'est-ce pas ?
Face à ces constats, une approche plus éthique du volontariat s'impose de la part des organismes et des voyageurs.
Quelques conseils pour bien choisir et garantir un impact durable :
Grosso modo posez vous les questions : Qui organise ? Avec qui ? Dans quel but ? Quelles compétences pour quels projets ? Sous quelles conditions ?
Nous mettons un point d’honneur à ce que les actions solidaires soutenues par la communauté de voyageur.euses engagé.e.s soient porteuses de sens, notamment en garantissant une rémunération équitable pour les acteurs locaux et en créant des revenus complémentaires justes pour les communautés. Vision Ethique est une agence de voyage à caractère sociale, issue de l’économie solidaire et non une association ou ONG à but non lucratif.
Notre leitmotiv est de redonner du sens au voyage en créant des circuits vertueux à impact positif.
De plus, pour chaque voyage éthique, l’impact carbone émis est calculé grâce à notre partenaire GreenTripper et une contribution solidaire est allouée à une association locale permettant de soutenir des projets dans différents domaines : la santé, l’éducation, la protection de l’environnement, les droits sociaux et l'amélioration des conditions de vie. Pour nous, il est essentiel que chaque projet soit mûrement réfléchi et s’inscrive dans la durée.
Chacun de nos voyages éco responsable est créé en accord avec ces populations, en toute transparence. A la différence d’autres organisations, les projets menés sont réalisés par et pour les populations locales, en partant de leurs besoins.
Avec nous, les voyageurs rencontrent et échangent avec les communautés, partagent des activités et assistent aux projets qui ont vu le jour, sans tomber dans le volontourisme. Nos voyageurs éthiques sont acteurs mais aussi spectateurs du changement, c'est-à-dire qu’ils contribuent physiquement, seulement s’ils y sont invités et que les conditions sont réunies selon la saison et les besoins.
Par exemple, en 2012, un éco-gîte permettant d’accueillir 16 personnes a vu le jour, construit entièrement avec des matériaux locaux, grâce à la collaboration avec un jeune architecte français dans le cadre de son projet de fin d'études.
Pendant six mois, il s'est immergé au cœur du Nord de Madagascar, partageant le quotidien des villageois. Cette expérience lui a permis d'allier ses compétences en ingénierie aux savoir-faire locaux, favorisant ainsi un échange enrichissant et le développement des compétences de chacun. Ces moments de partage ont profondément marqué son parcours, lui offrant une ouverture d'esprit précieuse sur les défis de la vie rurale à Madagascar et les techniques d'éco-construction.
A noter : ce projet récompensé par le "Trophée du tourisme responsable", illustre parfaitement notre engagement. Aujourd’hui encore, il est utilisé pour l’accueil des voyageurs pour notre circuit “Aux racines du nord-ouest” et a été amélioré en 2024, par la construction d’un nouveau bloc sanitaire, assurant la continuité de ce beau projet.
Toujours lors de notre voyage éthique à Madagascar, une étape offre la possibilité de participer au reboisement de la mangrove puis de déjeuner avec l’association des femmes du village qui perçoivent une rémunération pour l’organisation de cette activité ludique, écologique et à caractère sociale.
Autre exemple, au cœur de la Casamance, au sud du Sénégal, notre circuit “Aux racines du pays Diola “ contribue au financement de foyers améliorés. Ces installations réduisent de 40 % la consommation de bois, un bénéfice direct pour l'environnement, et la santé et l’amélioration des conditions de vie grâce à nos voyages éthiques
Notre ambition : créer des partenariats durables qui respectent et valorisent les dynamiques locales.
Notre champ d’action s’étend sur tous les continents, avec une présence marquée dans deux continents : l'Afrique et l'Asie. Les projets, à travers nos voyages éthiques, prennent vie dans des régions aux réalités diverses et complexes.
En plus de Madagascar, en Afrique, nous intervenons dans des zones aussi variées que la Casamance au Sénégal, le Sahara central en Algérie ou le Maroc
En Asie, notre action s'étend au Laos, au Vietnam, en Inde, et au Sri Lanka, en Mongolie mais aussi au Kirghizistan pour ne citer que ces destinations. Chaque territoire représente pour nous un espace unique de collaboration et de développement solidaire via la réalisation de micro projets menés par les communautés locales.
En définitive, un engagement dans le volontariat international doit être le fruit d'une réflexion personnelle approfondie. Bien que les organismes tels que France Volontaires et les gouvernements jouent un rôle crucial dans la lutte contre le volontourisme, la décision finale incombe aux individus.
Il est essentiel de rester vigilant face à ce phénomène qui instrumentalise les aspirations légitimes des voyageurs “au bon cœur”, souhaitant s'engager dans des causes solidaires, et transformant leur désir d'être utile, le temps d’un voyage, en simple produit de consommation touristique.
Pour un engagement véritablement bénéfique, il est essentiel de s'assurer que votre intervention aura un impact réel et positif et de réfléchir à la manière la plus appropriée de s'engager en privilégiant les initiatives qui renforcent l'autonomie des communautés locales.
Si vous avez envie de voyager différemment, découvrez nos prochains départs sur notre site.
A vous de choisir votre voyage éco responsable, selon vos envies de destination ou de projets à soutenir !
Pour aller plus loin 👍
*Source France-Volontaire : https://france-volontaires.org/attention-au-volontourisme/
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